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Sainte-Ménehould

Par admin dans la catégorie Présentation

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Sainte-Ménehould tient son nom d’une jeune fille, Manehildis, qui se distingua par sa bonté et sa piété au Vème siècle.
Dom Pérignon y est né en 1639 et découvrit à Hautvillers la méthode de champagnisation. Drouet, maître de poste, y aurait reconnu, en 1791, le Roi Louis XVI en fuite, et permis ainsi son arrestation à Varennes en Argonne.
Aux confins de la Champagne et en bordure de la forêt d’Argonne, Sainte-Ménehould est une capitale pittoresque du fait de son style absolument unique. Elle a été entièrement reconstruite au XVIIIème siècle suite à un violent incendie. La place de l’Hôtel de Ville est typique de ce siècle. La butte du Château au cachet historique indéniable, conserve des maisons anciennes et une église du XIIIème siècle.
Le musée de Sainte-Ménehould, installé dans un ancien hôtel du XIIIème siècle, présente des pièces géologiques, religieuses, artisanales et historiques (guerre 1914-1918).
Aux alentours, le Château de Braux-Sainte-Cohière, situé au centre du village, est une ancienne commanderie fortifiée de chevau-légers des XVIème et XVIIème siècles. Elle abrite de nombreuses expositions, un musée d’orientation et 4 jardins d’inspiration médiévale.
A Varennes-en-Argonne, le musée raconte l’histoire de la fuite du roi Louis XVI, celle de la guerre 1914-1918 et recèle des collections de faïences et de métiers d’autrefois.
Le site du Plateau de Valmy a vu se dérouler la bataille de Valmy, le matin du 20 septembre 1792. Cette bataille est la première victoire remportée par la France révolutionnaire sur l’Europe coalisée.
Le moulin de Valmy, détruit par la tempête du 26 décembre 1999, reste le symbole emblématique de la proclamation de la République, le 21 septembre 1792. Les églises et les anciennes abbayes du pays d’Argonne, qu’elles soient construites en matériaux du pays (bois et gaize), qu’elles soient du XIIIème siècle ou Renaissance, méritent toutes une visite particulière.

 

Descriptif provenant du Comité départemental du tourisme de la marne
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Jean-Baptiste DROUET

Par admin dans la catégorie Actualité

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En septembre 1993, le collège de Sainte-Ménéhould choisit comme patronyme  » Jean-Baptiste DROUET « . Cette décision n’est pas anodine tant ce nom de Drouet est chargé de symboles.
Le 21 juin 1791, Drouet est maître de poste à Sainte-Ménéhould depuis deux ans. C’est un jeune bourgeois instruit âgé de 28 ans, marié et père de deux enfants. Rentrant des foins, il croit reconnaître la famille royale dans deux voitures qui échangent leurs chevaux à son relais de poste.
En fait, il s’agissait bien de Louis XVI, de la reine Marie-Antoinette et de leur entourage quittant la France afin de rejoindre aux frontières des troupes qui permettraient la reconquête du royaume et la restauration d’un pouvoir absolu. La municipalité alertée par des rumeurs, confortée par les renseignements de Drouet, décide par délibération d’arrêter la fuite du roi et charge Drouet de cette mission.
Pourquoi Drouet ? Parce qu’il est robuste, bon cavalier connu pour son goût de l’égalité, de la justice et son esprit de décision.
Parti une heure après la berline royale, il la rejoint à Varennes. Il avertit la municipalité du bourg et la garde nationale. Son rôle décisif va permettre d’arrêter la fuite du roi, vite démasqué. Mais là ne s’arrête pas la vie publique de Drouet.
Le 24 juin, il est accueilli par la municipalité de Paris, présenté à l’Assemblée Nationale où il sera fêté, glorifié et récompensé.
Un an plus tard, à la tête de la garde nationale, il s’oppose à l’envahisseur prussien en Argonne alors que se déroule la bataille de Valmy.
Il est élu député de la Marne à la Convention Nationale. Alors, pour Drouet commence une vie intense, souvent périlleuse, parfois rocambolesque.
En 1792, il vote la mort de Louis XVI.
En 1793, il est fait prisonnier au siège de Maubeuge.
Transféré en Moravie (aujourd’hui Slovaquie) à Brno, il essaie de s’évader  » en parachute « .
Un an plus tard, il sera échangé contre la fille aînée de Louis XVI.
On le retrouve en 1796, adhérent à la théorie des égaux de Baboeuf, puis le 9 germinal, an VIII (30 mars 1800), premier sous-préfet de Sainte-Ménéhould. Il se montre un administrateur remarquable, développant une agriculture novatrice, réorganisant l’enseignement, maintenant ici plus qu’ailleurs l’esprit de la Révolution.
Il rencontre en 1807 Napoléon sur le site de Valmy.
L’empereur retire de sa tunique sa légion d’honneur, l’épingle sur la poitrine de Drouet et lui dit :
 » Monsieur Drouet, vous avez changé la face du monde « .
La fin de sa vie fut moins glorieuse.
Député à la Chambre des Cent-jours, il doit se cacher après Waterloo, poursuivi par toutes les polices.
Il vivra sous un nom d’emprunt et finira ses jours à Mâcon le 10 avril 1824.

 

Nos élèves ont beaucoup à apprendre de Jean-Baptiste Drouet, homme volontaire, déterminé, novateur, qui, par son geste courageux a annoncé l’avènement de la République qui allait répandre dans le monde entier l’aspiration à la démocratie.